Pourquoi c'est risqué
Le sang a besoin de vitamine K pour coaguler. Les AVK (antivitamines K) fluidifient le sang en bloquant cette vitamine. Un complément de vitamine K fait l'effet inverse : il contrarie directement l'anticoagulant.
L'équilibre du traitement, mesuré par l'INR (le test qui mesure l'effet de l'anticoagulant), peut alors être perturbé, avec un risque de caillot.
Niveau de gravité
La base MedEat classe cette association au niveau rouge : contre-indiquée selon l'ANSM (2024), déconseillée selon l'avis de l'Anses (2023).
Que faire ?
- Vous prenez un AVK : ne prenez pas de complément contenant de la vitamine K (K1 ou K2), y compris dans un multivitamines, sans l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien. Vérifiez la composition.
- Vous en prenez déjà : n'arrêtez et ne modifiez jamais votre anticoagulant de vous-même. Parlez-en rapidement à votre médecin ou à votre pharmacien : une surveillance de l'INR peut être nécessaire.
- Signes qui doivent faire consulter sans attendre : douleur ou gonflement d'une jambe, essoufflement brutal, ou au contraire saignement inhabituel. En cas d'urgence, appelez le 15 (ou le 112).
Source
« La consommation des deux compléments alimentaires est ainsi déconseillée pour toutes les personnes sous traitement anticoagulants anti-vitamine K. »